Hugues Del Pino, vous êtes le Directeur Supply Chain du groupe Altaïr dont fait partie la société Brunel, partenaire de Qualivrac pour la fourniture d’une partie des produits liquides distribués avec les meubles Vr’Acteur. De quel type de produits s’agit-il ?

Brunel est une entreprise qui développe, industrialise et vend des produits d’entretien pour la maison et son extérieur, sous toutes les formes : liquide, pâte, aérosol et poudre. Nous fournissons ainsi à Qualivrac plusieurs produits liquides, comme du vinaigre ménager, du savon noir, du liquide vaisselle, du savon de Marseille, des désinfectants…

Hugues Del Pino

Brunel bénéficie d’une longue expérience dans ce domaine, n’est-ce pas ?

Oui, plus de 70 ans : la société, à l’origine familiale, a été fondée en 1946 par les frères Guy et Roger Brunel dans le Nord, département où nous sommes toujours implantés aujourd’hui. Brunel compte environ 220 personnes, l’ensemble du groupe ayant environ 425 collaborateurs. Sur ces 220 personnes travaillant chez Brunel, il y en a 14 au service Recherche & Développement / Réglementation, équipe technique et scientifique  complétée par 3 personnes pour le contrôle et 2 autres pour la qualité. Cela illustre l’importance que nous attachons à proposer des produits de haut niveau.

C’était il y 70 ans : le début d’un savoir-faire qui n’a cessé de se bonifier.

Initialement, nous avons toujours vendu les produits à nos propres marques, notre circuit de vente de prédilection étant les magasins de bricolage, en France et dans plusieurs pays européens, où ces marques – font partie des leaders. Mais depuis 5 ans, nous développons également des produits pour d’autres entreprises, avec lesquelles nous partageons la même vision d’une offre haut de gamme et qualitative.

Les consommateurs sont de plus en plus demandeurs de produits écologiques et durables. L’entretien de la maison nécessitant un minimum de chimie, fût-elle verte, comment abordez-vous ce challenge ?

Les produits écologiques certifiés – Ecocert entre autres – ne représentent certes actuellement que 5 % de notre chiffre d’affaires, mais notre objectif est de doubler rapidement cette proportion. Cela étant, au-delà de la seule certification stricto sensu, cela fait longtemps que nous avons une approche RSE et durable globale au sein de  notre groupe et que nous avons commencé à remplacer par exemple dans nos formules les tensioactifs issus de la chimie de synthèse par des tensioactifs d’origine végétale.

Historiquement, nous avons toujours essayé d’avoir une « chimie responsable », en excluant notamment les substances cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques, etc. Nous avons toujours cherché à être « vertueux » sur ce plan. Notre premier objectif est l’efficacité, mais cela ne sert à rien de « sortir le bazooka quand on peut avoir des armes plus ciblées, limitant les dommages collatéraux », si vous me permettez cette image. Dès 2005 par exemple, nous avons mis sur le marché une gamme de produits d’entretien à base d’actifs 100 % d’origine naturelle, qui a été à l’époque la première marque bénéficiant de l’écolabel européen en magasins de bricolage.

Au souci de développer des formulations écologiques, nous avons ajouté aujourd’hui celui de proposer des emballages les plus durables possibles : limitation du plastique, utilisation de plastique recyclé, et bien entendu offre vrac, d’où notre collaboration avec Qualivrac.

Brunel utilise aujourd’hui des outils de production adaptés aux plus hautes normes qualitatives et environnementales.

Que représente pour vous cette collaboration, justement ?

Notre circuit de prédilection reste les magasins de bricolage. Collaborer avec Qualivrac, cela nous permet de faire bénéficier d’autres réseaux de notre expertise et de notre expérience, en particulier le réseau bio. Ce partenariat représente une véritable synergie, Qualivrac nous apportant de son côté la technologie innovante des meubles Vr’Acteur, alors que nous, de notre côté, nous apportons notre savoir-faire en matière de formulation, de plus en plus tourné vers l’éco-responsabilité.

Le vrac est-il pour vous quelque chose d’aujourd’hui incontournable ?

Pour ce qui concerne les produits d’entretien, nous ne sommes sans doute encore qu’au début de l’histoire. La vente en vrac s’est essentiellement créée autour de l’alimentaire comme vous le savez, mais on sent bien qu’il y a aussi une vraie demande de vrac de la part des utilisateurs pour tout ce qui touche à ces produits d’entretien, car les consommateurs sont très conscients que jeter systématiquement des emballages plastiques, c’est à la fois un gâchis et une atteinte à l’environnement. C’est pour cela que non seulement nous travaillons sur le vrac mais aussi, sur des « recettes d’autrefois », à l’ancienne, simples mais efficaces, qui participent à une approche plus durable, le vrac étant d’ailleurs une façon idéale de les proposer à la vente.

Donc, pour répondre à votre question et compléter ma réponse, si nous ne sommes encore qu’au début de l’histoire, elle est loin d’être terminée !